Hégémonie galactique tome 1 est un gros roman de sf, et c’est le premier d’une longue saga dans un univers très riche promis notamment par les cartes et la documentation importante qui accompagnent l’ouvrage proprement dit et qui présentent le monde dans lequel se déroule l’intrigue. Comme de coutume, je vais évoquer les bons et les mauvais points, du moins, à mon sens.
Le roman est d’abord très rythmé, sans temps mort malgré sa longueur et je dirai qu’il en donne pour son argent au lecteur venu chercher un divertissement pour s’évader de son quotidien. L’écriture, et j’ai envie de dire les références, sont également très cinématographiques, ce qui permet, en dépit d’un certain manque de descriptions, de ne pas trop être perdu et de pouvoir se raccrocher à des univers visuels préexistants. La narration est alerte, on ne se perd pas, il n’y a pas d’artifices alambiqués (du genre on revient dans le passé, puis on repart dans le futur comme c’est la mode) et le préambule pose bien les bases du monde dans lequel se passe l’histoire. Je dirai que de ce point de vue Hégémonie galactique prend son spectateur par la main et ne le lâche pas, ce qui est toujours important dans un premier volume, qui plus est d’une saga dont on ne maîtrise pas de prime abord tout le contexte.
Maintenant, il y a des éléments qui m’ont plus ou moins dérangé. Par rapport aux dialogues, s’ils sont globalement bien écrits, j’ai parfois trouvé un certain manque de crédibilité dans les répliques (vocabulaire peu adapté, tournure trop familière, vulgarité qui casse l’ambiance sf en nous ramenant dans un polar urbain français des années 2000). C’est épars dans le livre, mais un peu dommage je trouve, d’autant que les dialogues sont nombreux et que parfois la narration aurait pu prendre le relai. Au demeurant, je dois dire que j’ai eu du mal à accrocher avec les personnages. Je ne peux pas trop en dire pour ne pas dévoiler l’intrigue, mais leur côté trop « super-héros » m’a assez gêné. Ils manquent de failles, on n’a jamais vraiment peur pour eux, ils traversent un peu le livre en bulldozer et il manque un antagoniste à la hauteur. J’ajoute, dans les petits points négatifs, le changement parfois trop rapide de police d’écriture. L’italique ce n’est pas confortable à lire, et les majuscules auraient pu être en petites majuscules (ctrl + maj + k) pour ne pas trop contraster avec les minuscules.
Aussi, Hégémonie galactique c’est avant tout un livre d’action, très nerveux, bourrin parfois, qui parvient à s’élever grâce à un univers solide et référencé qui plaira indéniablement aux amateurs du genre. L’intrigue est de bonne tenue et parvient à maintenir la curiosité jusqu’au bout, néanmoins, j’avoue avoir été désappointé par les protagonistes. Je crois qu’il va falloir voir surgir, dans la suite, une vraie menace pour bousculer ce petit monde !